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ARTISTES
DE A à Z


 STAUTH & QUEYREL MAJ 02/12/2016

LES FANTÔMES DE LA CRIQUE

 
LES MARIÉS DE…

Lire le texte d'introduction
"La nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers."
Baudelaire

"… figures qui semblent appartenir à cette grande écriture chiffrée que l'on rencontre
partout, sur les ailes, sur la coque des oeufs, dans les nuages, dans la neige,
dans les cristaux et les concrétions minérales, sur les eaux gelées,
à l'intérieur et à l'extérieur des montagnes, des plantes, des animaux, des hommes,
dans les éclats du ciel, sur les disques de verre et de poix lorsqu'on les frotte et les caresse,
dans les limailles qui enveloppent l'aimant, et dans les singulières conjectures du hasard."
Novalis


Les éléments qui mobilisent les recherches actuelles des artistes Pascale Stauth & Claude Queyrel sont des sémaphores conçus en 1708.
Ces sémaphores (du grec sema, signe, et de phoros, qui porte) ª pomme, lune, serpent ou anneau, licorne ou bougeoir, etc. ª constituent autant d’attributs symbolisant la nuptialité dans la plupart des cultures. Mais à la différence des systèmes graphiques ou alphabétiques passés et actuels, les signes et leur support ne forment ª dans leurs sémaphores ª qu’une seule et même entité plastique ou visuelle. L’indivisibilité du support (potence) et du signe (enseigne) comme celle du contenu et de la forme, a été rendue possible par le matériau dit Makrolon (du moins à une échelle supérieure à celle de la maquette).
La légèreté, les qualités chromatiques et les proportions de ce matériau permettent à Stauth & Queyrel en effet, d’assimiler dans un seul et même sémaphore, signe et figure, schématisation et stylisation, symbole et image, couleur et lumière, vide et plein, etc.
De fait, la plasticité, la maniabilité et la statique du Makrolon leur permet de conjuguer ou de juxtaposer, dans des installations en intérieur ou à ciel ouvert, décor et architecture, topographie et scénographie, procession(s) et station(s)…
Autrement dit, de combiner une certaine dramaturgie (scénographie) avec un certain hiératisme (portrait).
Issu d’un projet d’installation dans un jardin public situé à proximité du lieu où Gyptis, l’autochtone, et Protis le Grec, se rencontrèrent puis fondèrent la ville de Marseille, le travail de Stauth & Queyrel s’est, de proche en proche, transformé en une méditation plastique sur le thème de l’Alliance. Car si dans un seul et même sémaphore, signe et graphème sont indissociables, il en va de même du mot alliance dont chacun sait qu’il désigne à la fois l’acte et la bague (ou un verbe et un objet).
C’est de cette conjonction du sens littéral et du sens figuré de l’Alliance que Stauth & Queyrel, après avoir marché sur les traces de Protis et de Gyptis, ont décidé de revisiter la thématique du mariage et leur propre condition d’artistes travaillant en duo. Ils ont dès lors considéré les couples comme les réincarnations contemporaines de figures tantôt mythiques ou romanesques (Adam & Ève, Roméo & Juliette, etc.), tantôt historiques ou modernes (Les mariés de Maison-Blanche, les artistes Hans Hartung & Eva Bergman, Arp & Sophie Taeuber, Gilbert & George…)
Les sémaphores permettent ainsi aux artistes de remettre au goût du jour le fameux « chariot de Thepsis », figure de langage par laquelle Horace désigne cette voiture qui, de ville en ville, servait de scène à l’inventeur légendaire de la tragédie : Thepsis. Stauth & Queyrel ont en effet conçu un chariot spécialement destiné au transport de leurs sémaphores afin de pouvoir les déployer partout où tels lieux s’y prêtent ou telles personnes y souscrivent par affinité élective.
 
TV Cover

Housses de télévisions conçues et réalisées par Claude Queyrel & Pascale Stauth
 
 
Des costumes pour Marseille

       
 
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