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ARTISTES
DE A à Z


Nathalie HUGUES MAJ 10/01/2020

       

En septembre 2018 j'ai passé 1 mois à Saint Sauves, au centre d'Art Maison garenne. Mon travail s'est basé sur les éléments symboliques qu'utilise la région Auvergne pour communiquer sur la beauté des lieux naturels : le volcan, les lacs, la gentiane. Et sur les éléments picturaux moins évidents comme l'agencement des façades et toitures, qui m'ont parus devoir être mis sur un plan d'horizontalité avec les autres. L'espace d'exposition était composé de deux salles. Dans la première ont été présentées des études, gouaches sur papier, ainsi que des photographies prises dans les environs, afin de présenter au public ma démarche. Dans la seconde salle, quatre pièces de grandes dimensions tendaient un dialogue entre forme et couleur.

       
       
       

En 2017 j'ai passé 3 mois à Villemur sur Tarn en résidence de création.
J'ai tout de suite été frappée par le rapport à l'ornement, à la mise en scène, que montrent les habitants de cette petite ville dévastée par la fermeture de leur usine de vermicelles. Les petits jardinets pavillonnaires m'apparurent comme des installations soignées aux creux desquelles somnolent des animaux de plâtre. J'ai tenté de retranscrire cet aspect de la ville à travers un ensemble de peintures reflétant cet art populaire local. Nous avons travaillé in situ dans la friche industrielle Brusson avec Marie Johanna Cornut faisant dialoguer nos oeuvres spécifiques avec les vestiges de l'âge d'or économique de la ville.
Avec l'artiste Benoît Luisière nous avons créé un album Panini de la ville tiré à 100 exemplaires, à partir de nos travaux photographiques respectifs abordant tous 2 la ville comme un espace pictural et narratif où se jouent des drames secrets dont un banc ou un réverbère sont les héros.

 
       
       
   

Entre 2015 et 2016, je me suis immergée dans le territoire de la jeune ville de Port de Bouc, située entre la mer et les usines chimiques de Fos sur Mer.
Portée par le centre d'Art Fernand Leger, le cinéma le Mélies et le collectif de cinéastes FILM FLAMME, la résidence impliqua artistes et scientifiques travaillant à l'étude des pollutions. J'ai choisi de travailler sur le détournement de l'idée de peinture provençale de paysage en cadrant des sujets mineurs comme une voiture garée devant un immeuble pastel, un escalier, un poteau, un buisson… tout en menant un fidèle travail de restitution des couleurs propres à la ville de Port de Bouc. Un travail in situ dans la ville constitué de 5 peintures murales a également été produit au terme de la résidence.

       
       
       

Comme je traversais l'ex-Yougoslavie pour mon prochain film, mes yeux dérivaient sans cesse à la surface du paysage en quête de traces de peinture. Par le biais de la photographie, j'ai collecté ces traces. Et lorsque le temps était trop mauvais pour continuer mes repérages, je travaillais à de petites gouaches. Parfois j'étais à Belgrade, parfois à Sarajevo, parfois au fin fond du Montenegro ou du Kosovo, mais chaque fois m'apparaissait cette volonté humaine de disposer des objets et des couleurs dans l'espace public, de laisser une empreinte picturale. La peinture a été une corde tendue entre chaque pays, et lorsque je pus contempler la cinquantaine de gouaches réalisées, elles m'ont semblé décrire un seul et même pays. Non pas le pays que l'on appelait Yougoslavie mais un autre, sans nom, sans histoire et sans futur. Un territoire de couleurs, de formes, de détails, de compositions…
Travail en cours

 
       
       
 
     
       
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