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ARTISTES
DE A à Z


Elvia TEOTSKI 

W E T , 2019
Vue de l'installation performée dans le jardin d'Artistes en résidence, Clermont-Ferrand, sur une invitation de W
 
W E T sweet little mystery
W E T
 est une forme de précipité comme le disent les chimistes, le résultat d’une combinaison, celle qui réunit François Dehoux, Diego Guglieri Don Vito et Elvia Teotski autour d’un point de ralliement conçu par les deux premiers et nommé W.
(…)
Elvia Teotski a posé la bonne réponse, elle a combiné, tuyaux de cuivre et col de cygne. Elle provoque une réaction biochimique qualifiée par les scientifiques de « métabolisme ». Cette réponse est accessible à l’occasion de la première présentation publique de W qui en gardera les traces sans doute au moins jusqu’à la suivante. Elvia Teotski pratique la maraude d’autant plus lorsqu’investir un jardin lui est suggéré. Le nôtre n’est ni vraiment un potager, ni réellement agrémenté. Nous l’avons sorti d’un long sommeil, recouvert de lierres et de déchets improbables. Petit à petit nous nous sommes aperçus de la présence de légumes, de fleurs, d’arbres fruitiers.

Alertés par Elvia Teotski, nous nous sommes aussi rendus compte d’une activité passée. Un ou plusieurs habitants ont probablement utilisé le jardin pour fabriquer de l’alcool, ce n’est qu’une supposition, mais elle pouvait engager Elvia Teotski dans une direction, pas vraiment autorisée. W pouvait se prêter à l’exercice, sculpture manifeste de l’extérieur, elle / il peut devenir espace illicite, non conventionnel et androgyne. Drôle de destin pour un white cube, fatalement sans attrait : redevenir vivant. C’est là le tour de passe-passe d’Elvia Teotski en pickpocket alerte : trouver au fond des poches des choses apparemment mortes, ce qui subsiste.
Martial Deflacieux
 

De briques et de broc 2019
Échantillon de mur en construction, matériaux divers
Expérimentation de résidence à Artistes en résidence, Clermont-Ferrand, 2019

Au mur :
Joe la Bouteille
Posters en collaboration avec Jeremy Laffon

De toutes ces traces de (re)construction dans les murs des vieilles bâtisses clermontoises, un doute persiste autour de la chronologie des travaux de rénovation et/ou de destruction des différents éléments architecturaux.
Je fais état d’une disharmonie que je rends visible à l’échelle d’un muret, à l’enchevêtrement d’éléments minéraux et organiques.

 
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