Emilie PEROTTO
 
   
 
Carton de l’exposition À bûche perdue 2010
Plié verticalement en deux, 21 x 15 cm

Musée d’art et d’histoire Romain Rolland, Clamecy
Programmation du centre d’art Parc St Léger hors les murs


Avec comme matériau de prédilection le bois et ses dérivés, Émilie Perotto compose un vocabulaire de formes qui, sans nier ses références à l’art minimal, s’en éloigne parfois par l’introduction de motifs et d’images narratives. Elle construit ses œuvres avec la préoccupation d’une pratique qu’elle souhaite jubilatoire, voire contagieuse : l’appel d’éléments visuels qui incitent à faire le tour, jouer des vides et des pleins pour accentuer les perspectives, changer d’échelles pour créer des fictions…
Le titre de cette exposition, À bûche perdue, fait référence à l’activité du flottage du bois qui rythma la vie de Clamecy pendant près de quatre siècles. L’histoire de la ville résonne avec une des œuvres présentées dans l’exposition, dont la mise en espace fait aussi écho à cette dérive organisée du bois.
Céline Poulin



Le vampire (le phoenix) 2009
Topan, mdf, métal, 160 x 45 x 45 cm, co-production Art-O-Rama et Les Ateliers de Production

Sculpture pour frigo 2009
Topan, réfrigérateur, 49 x 61 x 130 cm

Avec les moyens du bord de ma tente 2 2008
Topan, contreplaqué, strass, 135 x 40 x 26 cm

Exposition À bûche perdue, Musée d’art et d’histoire Romain Rolland, Clamecy
Programmation du centre d’art Parc St Léger hors les murs

Photographies Parc St Léger


NTGFMB 2010
Inox, topan, 247 x 140 x 105 cm, production ville de Clamecy
Photographies Parc St Léger

Vue d'atelier

NTGFMB est constituée d’une structure en inox qui élève à 1 mètre du sol 13 formes abstraites réalisées par collage de tranches de topan noir et sculptées au tour à bois. Cette sculpture a été réalisée à l’occasion de l’exposition À bûche perdue, et c’est la mise en espace des oeuvres dans ce contexte, sur un tapis de moquette bleue, qui a définit son échelle. J’avais imaginé les autres sculptures positionnées les unes derrière les autres au centre du tapis, et je désirais que la nouvelle production enjambe ce tapis, tout gardant une échelle humaine. Le dessin de la structure en inox, ainsi que la façon dont les formes en topan y sont
fixées, m’ont été inspirés par un compromis de souvenirs de mobilier de camping, de baby-foot pour enfant, de boulier, de broche à poulet et à kebab. Les formes en topan ont cela de commun qu’elles sont toutes abstraites, et toutes évocatrices d’objets connus, sans pour autant que le regardeur ou moi-même puissions affirmer précisément de quel objet chacune se rapproche. Je désire que les formes nous semblent familières sans être identifiables.


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