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ARTISTES
DE A à Z


Francesco FINIZIO 

Errare Humanum Est
Lycée Chevreuil, Blancarde

Marseille

ANNÉE 2004-2003

COMMANDITAIRE Nouveaux commanditaires de la Fondation de France.

ŒUVRE

Etude, 2002

Une forêt de portes pour l'aménagement d'un couloir au lycée Chevreul, Marseille
OEuvre réalisée dans le cadre du programme Nouveaux commanditaires de la Fondation de France
Réalisation Bureau des compétences et désirs, Marseille


Les élèves de première L du Lycée Chevreul Blancarde, à Marseille, ont passé commande d'une oeuvre à un artiste pour le réaménagement d'un couloir situé au sein de leur établissement. Au quotidien, cet espace sert à la fois de passage pour se rendre à une salle de cours, de lieu de détente pendant les récréations et les intercours et de lieu de discussion, d'échange d'information, de rencontres entre les classes.
La réalisation de Francesco Finizio intégre l'existant : l'envie de bien-être associée aux moments de détente, la narration aux histoires du quotidien véhiculées par les élèves, les effets lumineux s'inspirant de ce contexte. L'oeuvre Errare humanum est modifie ainsi l'environnement quotidien des élèves tout en matérialisant de façon humoristique leurs interrogations sur l'avenir, à travers la création d'une série de portes, toutes identiques, certaines s'ouvrant sur des classes et certaines factices.

Description de la pièce :

La "forêt de portes" qui ponctue toute la longueur des murs du couloir matérialise l'idée des choix de vie et d'orientations professionnelles auxquels les adolescents doivent faire face. Toutes les portes sont identiques, mais si certaines s'ouvrent sur des classes, d'autres, factices, restent fermées.
Les couleurs, gaies et lumineuses (vert pomme et bleu ciel) évoquent avec humour un morceau de nature stylisée et artificielle, baignée d'un éclairage constant proche de la lumière du jour.
A l'orée du couloir, la maxime Errare humanum est, inscrite sur un caisson lumineux en plexiglas, donne l'une des principales clés de lecture de l'oeuvre.
Placé à l'autre extrémité, un miroir sans tain camoufle le bureau de la directrice pédagogique. Quand la lumière est vive, il réfléchit et démultiplie les portes, amplifiant ainsi le sentiment d'incertitude à leur égard. Quand seul le bureau est éclairé, le miroir révèle l'intérieur de la pièce. Apparait alors ce jeu de regards réversible entre le monde des adolescents et celui des adultes.
© Francesco Finizio