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ARTISTES
DE A à Z


Pascal MARTINEZ 

Pascal Martinez propose pour la première fois, un ensemble d'oeuvres en forme de parcours. Cheminement à l'opposé de la stricte droite, il prend le plus souvent la forme d'une ronde enchanteresse et rythmée, invocatrice d'une mémoire, donnée ici en partage.

Les installations « mémoratives » de Pascal Martinez livrent leurs codes simples et cycliques, premières liaisons en vue d'une excitation de la mémoire. L'Hommage n° 2 en est la forme la plus concentrée. Toujours la même chanson ...le gimmick égraine ces quelques notes passées dans le registre du chantonnement, pour soi même, en souvenir. Ces mécaniques mnémotechniques aux formes répétitives et rythmées, sont élaborées pour leur pouvoir d'imprégnation de la mémoire : la guirlande aux circonvolutions infinies de l'Hommage n° 1, le brouillard devant les néons jouant de ses apparitions - disparitions dans l'Hommage n° 3.

Des oeuvres qui ne se figent pas en relique d'un passé en conservation mais qui facilitent au contraire par leurs chorégraphie ludique et ritualisante, la capacité à partager, à s'approprier une mémoire intime ou commune, en conversation, sans cesse re-inventée et dévoilée.

« Je ne suis pas maître des évènements (....) ». Le canevas visuel et vocal du film Ce corps. Histoire. Des. J'. rappelle l' « enfant qui chante dans le noir » pour se rassurer, scène initiale au concept de ritournelle mis en place par Deleuze et Guattari. En un premier temps, un territoire mémoriel est défini : par retour sur soi et cheminement circulaire. Ce faisant, les voix (la sienne et toute les autres) se fondent, s'assimilent pour n'en faire qu'une, par intermittence. Cette voix alors unifiée devient symbole du temps. Elle cherche à se souvenir, à s'orienter, à organiser le chaos. Dans un second temps, au travers de cette ritournelle, l'histoire intime et collective de Pascal Martinez, progressivement et par oscillation, passe dans la notre, sort du cercle. Des images évanescentes laissent place au noir puis s'éclairent à nouveau ...

Ainsi dans Non Stop, Bucarest 2005, il organise une marche rapide dans la ville, cherchant les motifs simples, en passant, découvre les interstices, entre deux immeubles et deux panneaux de photographie de mariage. Et de citer, encore une fois Deleuze : « Chaque fois que je parcours ou hante un territoire, chaque fois que j'assigne un territoire comme mien, je m'approprie un temps pulsé, ou je pulse un temps. Je dirais que la forme musicale la plus simple du temps pulsé (...) c'est la ritournelle, à savoir cette chose qui n'est pas encore de la musique, c'est la petite ritournelle. La petite ritournelle de l'enfant.»

Cette « presque-musique » résonne dans la contrainte de l'intervalle. Pour son potentiel de révélation. Pour sa part de jeux. Pour sa cavité. L'attention que Pascal Martinez prête à l'intervalle, entre et dans les images, lui permet de délivrer un groove recueilli - rythme simple et entraînant, sous la dictée enfantine de sa mémoire: un saphir obéissant au creux du sillon. Pascal Martinez, à la manière du poète Jacques Roubaud, est un promeneur conscient que la contrainte entrouvre un monde. Par le jeux des affinités, on pense également à un projet de Pérec : « C'est d'abord une histoire très simple. Deux individus se promènent dans Paris, de 6 h du soir à 6 h du matin ». Et l'envie de rajouter à cette proposition le « Non­Stop » de Bucarest !

Le film Jet Minute Lag, juxtaposition de vidéos limitées à l'intervalle d'une minute, procède de cette foi en l'instant, en la fulgurance, en la mémoire émouvante et fragile. Dans la première séquence, l'épuration du plan construit comme un croquis animé, installe le manga scintillant sur les genoux fébriles ; les cases sont renversées : se perdre puis inventer le fil de l'histoire. Une séquence si simple et si effective, qu'elle place le travail de Pascal Martinez, sous le prisme d'une autre contrainte, celle du Haïku, qui ne doit pas être plus long qu'une respiration et prononcé dans un souffle.
Art de l'ellipse et du bref, suppression de tout ce qui n'est pas nécessaire, ainsi faut-il percevoir les ensembles photographiques Objet de convoitise et Les 12 rêves d'Hercule, avec ce que les deux suggestions induisent de légèreté, d'émotion confuse et d'irrévérence (cet Hercule semble bien peu destiné à l'exploit mythologique ).

Les oeuvres de Pascal Martinez sont des passages incitant au va et vient, entre une mémoire intime (la sienne) et une mémoire collective (la notre, toutes les autres) . Ces dispositifs cherchent donc à reconnaître puis inversement à faire se « désagréger et disparaître » les contours du souvenir dans une histoire devenue commune.

Vincent Debanne






Trois propositions de Pascal Martinez

une interprétation de Christophe Berthoud


Il y a mille et une façons de faire oeuvre de mémoire. Le mémento, le jour férié, le mémorial autour duquel on tourne, qui conjugue la grande Histoire au socle, au bronze, au granit... L'oeuvre de Pascal Martinez a, elle, l'apparence fragile et gracieuse du mobile ; le centre de gravité ne s'y trouve nulle part en particulier mais disséminé à travers des propositions diverses reliées les unes aux autres par le même fil conducteur fait de quelques obsessions repérables : l'instant, l'appartenance, la différence....
Il y aurait, à l'opposé, le monument public ­ sorte de sur moi qui parle de la collectivité à l'individu ­ et de l'autre la petite musique intérieure d'un artiste ; la mémoire collective et la mémoire individuelle. Est-ce si sûr ? Ne sommes-nous pas plutôt ici en présence d'un simulacre d'autobiographie ? Si cette oeuvre parvient, en dépit de son caractère intime, à nous intéresser, à nous inclure, à nous comprendre, n'est-ce pas précisément parce que Pascal Martinez s'y dérobe et qu'il existe ici sous la forme d'une enveloppe vide qu'il nous incite à investir de nos propres existences ?



Depuis « Ce corps. Histoire. des. J' » (1999) diaporama où le spectateur pouvait encore pressentir une dramaturgie personnelle, Pascal Martinez tend à l'épure. Il évide l'auto-représentation de ce qu'il pouvait rester d'affects, d'état d'âme, de pathos. En même temps qu'il s'abstrait, l'autre, ou plutôt les autres, prennent une place plus importante.
La transposition de son existence se schématise à présent en petites cérémonies dont « Et après ? » est l'un des derniers volets en date. Tout un pan de sa production semble indiquer que Pascal Martinez, en tant que personnage, aspire désormais à se fondre dans cette « intimité collective » qu'il évoque comme l'une des clefs de sa démarche.
Cette volonté de gommer sa singularité, d'être un homme comme les autres, quitte à forcer la ressemblance, ou tout du moins de faire de son oeuvre un lieu commun, a presque une dimension christique.
« 04/04/1971 » (2005) fait intervenir ainsi toutes les connaissances de l'artiste, invitées par courrier à déposer sur son répondeur leurs voeux d'anniversaire le jour J, et contribuant de la sorte à cette pièce sonore où « Pascal » est sur toutes les lèvres. La “communion” vise moins ici à la célébration ­ fut-elle amicale ­ qu'à construire collectivement une identité réduite à sa plus simple expression comme si chacun était dépositaire d'une part de son être social.



De fil en aiguille, une mémoire commune est explorée à travers une série de rituels socialement institués (les anniversaires, les réveillons...) ou instaurés par l'artiste lui-même : ce rendez-vous hebdomadaire à l'occasion duquel les plus fidèles d'entre nous se connectèrent entre 2000 et 2004 à « uneminute.net » chaque lundi pour découvrir la vidéo de la semaine, mais aussi cet « Hommage n° 1 », un dispositif conçu par l'artiste pour ressusciter toutes les dix minutes un instant révolu ­ la fascination de sa chatte Tabata pour les virvatelles animées jadis, chaque matin, par l'air chaud du grille pain ­ et mettre le spectateur en situation d'empathie.
La reconstitution chez Pascal Martinez s'accompagne d'une négation du temps qui passe, conception linéaire à laquelle il substitue la conception circulaire de l'éternel retour. « Et après ? » est ainsi une juxtaposition sur un même écran de quatre vidéos prises à l'occasion des 31 décembre au soir des années 2001 à 2004 et mises en interaction par le montage et la bande son. Contre l'intention initiale de l'artiste, ce télescopage contribue à annuler la notion de frontière temporelle et de temps tout court. Il semble même qu'il mette en évidence cette sorte de contrat ­ illusoire certes ­ du rituel avec l'éternité.



Mais le caractère consolateur du rituel a son revers : une forme d'itération en tant que « répétition indéfinie et stéréotypée d'un acte moteur ou d'une pensée vide », qui porte en elle le deuil du désir et une connotation funèbre. « Hommage n°1 », machine à réactiver inlassablement le souvenir, mais aussi « Et après ? » et son dispositif en boucle où l'on finit par ne plus savoir très bien si les douze coups de minuit sont porteurs de quelque espérance ou s'ils résonnent comme un glas, nous mettent en présence d'une mémoire automate, désincarnée.
En contrepoint, « Les douze rêves d'Hercule » semble ouvrir une échappée à l'imaginaire, une voie alternative pour parvenir à l'universalité. Le point de départ de cette série n'est pas si éloigné pourtant du processus créatif des « Hommage » : une somme de coïncidences ténues qui enchantent soudain le quotidien ­ ici un parcours en train maintes et maintes fois accompli, un corps assoupi sur les sièges en vis-à-vis, la lumière qui joue avec ce corps au gré des courbes ­ le tout donnant lieu à une reconstitution a posteriori. Mais là où, dans la série « Hommage », la reconstitution s'apparente à un système clos, « Les douze rêves d'Hercule », avec la même économie de moyen, parvient à déborder le projet initial.



C'est le recours au mythe bien sûr qui met en branle nos schèmes perceptifs et confère à cette série une formidable puissance d'évocation : la légende féconde chaque photographie en la projetant dans un espace fabuleux. Quel que soit le degré de familiarité du spectateur avec la référence mythologique, la figure d'Hercule est l'un des plus petits dénominateurs communs d'une culture immémoriale ­ qui n'a jamais entendu parler des Douze travaux, en ne sachant d'ailleurs pas toujours de quoi il retourne précisément.
Continuateur d'une longue tradition figurative qui s'est attachée depuis plus de deux mille ans à représenter le héros grec, Pascal Martinez propose sa version de l'Héraclès au repos, thème essentiellement développé en sculpture. A un premier niveau, c'est-à-dire celui d'une interprétation a minima, la série joue visuellement sur une contradiction entre la puissance prêtée à Hercule dans l'imaginaire collectif et la vulnérabilité du dormeur. À ce motif d'étonnement se juxtapose la figure poétique d'un être qui semble ­ momentanément ? ­ dissocié de son destin. Plus exactement, Pascal Martinez transpose l'accomplissement physique dans un hors champ onirique ; chaque instantané est associé à un rêve, un “acte” auquel le héros prend une part lascive. Images sensuelles au demeurant, qui combinent subtilement les variations du corps aux métamorphoses du paysage, lequel, par contiguïté avec le mythe, se trouve déréalisé au profit d'une géographie épique.



L'apparente simplicité du dispositif masque, à bien y regarder, une construction complexe. Elle est tissée de correspondances et de relations plus ou moins évidentes. Pascal Martinez représente ainsi deux espaces clivés par la vitre du train, espaces auxquels s'ajoutent le nôtre et celui, invisible, du royaume d'Hypnos. En d'autres termes, le spectateur voit ce que ne peux pas voir le personnage et ignore ce dont il rêve. A cette séparation “physique” s'ajoute l'énigme de la présence-absence d'un corps magnifié par la légende, qui s'offre à la caresse de la lumière comme à nos projections fantasmatiques. Que doit ici la figure d'Hercule à l'intuition, à l'intention de l'artiste ? Ne réintroduit-elle pas dans son oeuvre une dimension plus proprement intime qui avait été évacuée dans ses travaux récents ?
On serait tenté d'y voir la fascination pour un être dual, jumeau d'Iphiclès, lui ressemblant trait pour trait, semblable et pourtant différent (Hercule est mi homme mi dieu, fils de Jupiter quand son alter ego l'est d'Amphitryon, simple mortel) ; une attirance également pour une figure érotisée, née sous le signe du double, dont les conquêtes amoureuses se comptent parmi les deux sexes, tour à tour amant de Mégare, Iole, Déjanire mais aussi de Hylas et d'Euphemos, un héros de la bisexualité en somme.



Et maintenant ? Pascal Martinez est de ces artistes dont on se prend au Je, qui a su créer ce lien de fidélité dont jouissent certains auteurs, un artiste dont on attend de voir encore et toujours où le conduira, et sous quelle forme inattendue, son besoin de mettre en scène cet Autre, le grand sujet qu'il questionne inlassablement, vous, moi, lui à travers vous et moi.




Éloge du temps
Clarisse Le Bas

Dans le cadre de la foire Artorama, Pascal Martinez présente la série des anniversaires initiée en 2001 à l'âge de trente ans.
Tous les ans, depuis cette date, Pascal produit une oeuvre spécifiquement pour cet événementqui prend systématiquement pour titre sa date de naissancele 4 avril 1971.
Commencer cette série à l'âge de trente ans n'est pas anodin. Pour Pascal Martinez c'est l'âge où « il ne faut plus vouloir être mais être», exister pleinement et en avoir conscience. Sa conscience du temps sur ces huit années va évoluer de l'individuel vers l'universel, d'une conscience spatiale vers une conscience temporelle.

La première oeuvre 04/04/1971, 2001 montre l'artiste seul soufflant ses bougies sur fond de musique burlesque. Cette vidéo fait partie de la série uneminute.net que développe Pascal Martinez entre 2002 et 2004. Chaque semaine, il met en ligne une minute de son environnement, qu'il médiatise et donne à voir aux autres. Le travail autobiographique de ces années le met en scène, lui et son entourage, il fige des instants de vie en matière artistique. L'enjeu de l'artiste est alors de rendre visible notre intimité par son intimité et de donner aux problématiques privées une signification collective. Le substrat de ces oeuvres est ancré dans une réalité spatiale et historique: la vie de l'artiste qui, thématisée, peut donc devenir un miroir pour le spectateur, une référence commune.
La vidéo 04/04/1971, 2002 marque une étape dans sa pratique artistique. Dans cette vidéo, on aperçoit l'artiste cheminant à travers 1643 ballons qui représentent le nombre de semaines vécues par l'artiste depuis sa naissance. Il égraine comme sur un boulier les semaines passées et fait disparaître les ballons au fur à mesure qu'il avance. Dans cette vidéo, Pascal Martinez s'éloigne de sa personne en tant que sujet et traduit de manière plus abstraite des notions universelles. De ce fait, il passe d'une conscience spatiale vers une conscience temporelle. Il n'est pas question ici de son histoire personnelle mais d'une représentation symbolique du temps. Seul le nombre de ballons fait référence à son vécu. Cette allégorie illustre parfaitement un des éléments récurrents de son travail : la conscience du temps.
Les oeuvres sur papier 04/04/1971, 2006 procèdent de cette même démarche. Des journaux datant du 4avril 2006 ont été collectés par ses proches et leurs réseaux aux quatre coins du monde. Les Unes de ces quotidiens ont été vidées de leurs textes ne donnant comme information que le nom du journal et la date fatidique du 4 Avril qui revient comme un leitmotiv. Le temps est capturé et vidé de son quotidien, sa temporalité est figée sur ce qui est et demeure.
Dans les quatre diptyques photographiques 04/04/1971, 2003, où on le voit souffler ses bougies, Pascal Martinez traite du temps à travers son individualité. Il confronte en diptyque le quotidien et ses gestes routiniers au caractère exceptionnel que revêt le jour de l'anniversaire. En mettant sur un pied d'égalité les journées banales et exceptionnelles, Pascal fait référence au joyeux non anniversaire et au joyeux anniversaire d'Alice au pays des merveilles.

D'une poésie du quotidien édifiant le présent, cette série des anniversaires est une véritable éloge du temps qui passe, du temps tout court. L'artiste pousse à son paroxysme son concept avec 04/04/1971, 2008; Constituée de rien, cette oeuvre est uniquement présente physiquement dans l'exposition par la présence d'un socle vide. Elle évoque le néant, l'absence d'inspiration, la disparition de soi, un véritable memento mori contemporain rappelant l'inutilité et l'absurdité de l'existence

La série des anniversaires n'a pas un caractère commémoratif comme peut l'avoir le slide show de Nan Goldin All By myself, Beautifull at 40 qui reprend sous la forme d'un diaporama un ensemble d'autoportraits de l'artiste depuis sa jeunesse. Elle ne fait pas non plus acte de bilan annuel comme les vidéos que réalise le cinéaste allemand Jan Peters depuis ses 24 ans (Ich Bin 24, Ich Bin 25...).. Une sorte de méditation de l'artiste sur le fragment de vie qui vient de s'écouler.
Les propos de Pascal Martinez vont au-delà de cette réalité mobile, ils font au contraire référence au temps universel «au cours ininterrompu de la vie» dont parle Walter Benjamin lorsqu'il évoque l'oeuvre autobiographique.
C'est pourquoi son travail est plus proche de celui d'On Kawara, qui évoque le temps de la manière la plus arbitraire qu'il soit avec ses date paintings ou avec ses télégrammes Still Alive, témoignage de la subsistance de l'artiste dans le monde. On peut aussi rapprocher ces deux artistes par l'intérêt qu'ils portent au process. Depuis 2001 Pascal Martinez élargit sa pratique artistique. La série des anniversaires illustre cette diversification avec l'utilisation du son, du dessin, de l'installation. La série Composition(s) commencée l'année dernière illustre parfaitement ce nouvel attachement de l'artiste au processus de création. L'artiste vient inscrire un texte pornographique sur une feuille de papier blanc à l'aide d'une aiguille, chaque mot demandant effort et concentration, le même type de rigueur technique qu'exige les date paintings d'apparence usinée

Le caisson lumineux 04/04/1971, 2007, dernière production de Pascal Martinez, égraine des lettres colorées sur fond noir, le nom de personnes reconnues toutes nées un 4 avril. Certaines, comme Marguerite Duras où Cohn Bendit, sont entrées dans l'histoire, d'autres ont bénéficié d'un quart d'heure de célébrité grâce à la nouvelle aire virtuelle. Pascal Martinez nous fait miroiter le filtre de l'immortalité que peut être la renommée. Seul le nom de l'artiste clignote, laissant planer le doute sur sa personne publique et son passage à la postérité. «La Mort peut faire de toi une star» disait Andy Warhol. Alors qui vivra verra!

Techniques et matériaux


Photographie
Vidéo
Installation
Dessin
Mots Index


Jeux
Rêve
Temps
Souvenir
Mémoire
Répétition
Collectivité
Documentaire
Autoportrait
repères artistiques


Cinéma
- L'homme à la caméra, Dziga Vertov
- Le mépris, Jean Luc Godard
- Rashomon, Akira Kurosawa
-

Photographie
- A Storybook Life, Philip Lorca diCorcia
- Sichtbare, Peter Fischli und David Weiss
- Uncommon Places, Stephen Shore
- American Surfaces, Stephen Shore
- Animal Locomotion, Eadweard Muybridge
- William Eggleston
- Duane Michaels
- Walker Evans


Littérature
- Marguerite Duras
- Marcel Proust
- Yoko Ogawa
- William Faulkner
- Richard Brautigan


Divers
- Edward Hopper
- Sophie Calle
- Claude Lévèque
- Bill Viola