Hazel Ann WATLING 

 
Vues de l'exposition Traverse, cur. Christine Benadretti à la Galerie des Petits Carreaux, Saint-Briac-sur-Mer, 2019
Photos avec l'aimable autorisation de l'artiste
 
 
Sunset 2018
Acrylique et encre sur coton avec châssis, vernis UV, 80 x 100 cm
 
 
 
Stone wall 2018
Acrylique sur coton avec châssis, vernis UV, 100 x 80 cm
 
 
 
Grass 2018
Acrylique sur coton avec châssis, vernis UV, 80 x 100 cm
 
 
 
 
Fern 2018
Acrylique sur coton avec châssis, vernis UV, 100 x 80 cm
 
colour test
Image numérique, 2259 x 2000 pixels
 
 
 
 
 
 
Abstraction 2018
Acrylique et aquarelle sur papier d’aquarelle, vernis UV, 76 x 56 cm
 
 
 
 
Princess 2018
Acrylique et aquarelle sur papier d’aquarelle, vernis UV, 101 x 66 cm
 
 

Garance Matton et Hazel Ann Watling exposent les œuvres qu’elles ont réalisées lors de leur résidence aux Ateliers du Plessix-Madeuc au Musée Yvonne Jean-Haffen (Dinan).

L’exposition s’intitule Gleno, du latin Glenare, que l’on peut traduire en français par « glaner » et « to glean » en anglais.

Chacune à leur manière, avec leurs pratiques, leurs langues et leurs techniques, elles glanent ça et là des images, des références, des ambiances, sources d’inspiration pour la réalisation de leurs œuvres.

Hazel Ann Watling a arpenté le territoire dinannais et les alentours lors de balades et de rencontres. Elle regarde, détache des formes et des couleurs, comme des entrelacs végétaux vus sur les bords de Rance ou des fées médiévales dans les vitrines des magasins. Elle enregistre ces informations grâce à la photographie. Ces images, qu’elle regarde, choisit, agrandit, recadre, dont elle isole des détails, les projette, sont la base de ses compositions. En expérimentant des supports comme la peinture, l’encre, le papier, la toile ou les tissus imprimés, elle construit des univers colorés, abstraits voire fantomatiques.

Garance Matton, emprunte elle aussi des motifs et des formes, issus du champ de l’art. En regardant les peintures de la Renaissance (Paolo Uccello), les estampes japonaises et la sculpture minimale (Carl André), elle exploite des détails (des environnements, un guerrier, une collerette, etc.) qu’elle isole, renverse ou multiplie. Elle élimine certains éléments narratifs ou symboliques et intègre des objets et des personnes de son entourage. Ces figures découpées évoluent dans des espaces rendus indéfinis par la superposition des plans et la dislocation de la perspective. Une narration se crée grâce aux croisements des sources et des époques.

L’exposition Gleno est un accrochage et un parcours au sein de ces nouvelles productions réalisées en résidence.

Mathilde Guyon

 
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