Bettina SAMSON
 
   
 
Pavillon de chasse 2005
Installation, bois, 3 projecteurs, PVC et mousse

Cette caisse-cabane fonctionne comme une camera obscura. Dispositif optique déceptif, il faut environ 2 minutes pour que l’oeil commence à distinguer l’image hallucinée, inversée et dilatée en largeur (c’est la vision du chasseur), de l’installation et des visiteurs éventuels éclairés par les projecteurs.
Les champignons, extrêmement stylisés, gigantesques, créent une zone d’ombre dans l’exposition et une rupture d’échelle, par rapport aux maquettes, qui mettent mal à l’aise.

En suspension :
Grille 2005
Aluminium, 100 x 100 cm

Une accroche en hauteur pour le regard, un élément de composition de l’espace, une grille qui renvoie et retient la lumière crue du projecteur.

Welcome 2005
Installation, PSE, aluminium, plumes, goudron, projecteur

Clin d’oeil à Lucky Luke, renvoie aux pratiques punitives appliquées aussi bien sur les bateaux et contre les tricheurs de poker qu’envers les immigrants (irlandais, chinois…), sur fond de conquête de l’ouest. L’ombre projetée au sol du mot à l’envers nous plonge dans une mise en scène de film noir ou de cinéma expressionniste.

Au mur :
Parc central date
Trois dessins sous verre, éclairage mini-découpe

Deux dessins ont été réalisé à partir d’une affiche et d’une carte postale vantant le divertissement que constituait un pavillon camera obscura à Central Park, en 1870 (qui se trouve être la date de construction de l’hôpital Montperrin). Le pavillon camera obscura comme dispositif de vision régissant un rapport regardant / regardé dans le parc, qui rejoint le dispositif du
Rocher aux Singes.

Rochers aux singes 2005
Installation au sol, polystyrène expansé, plantes d’intérieur
Photographies Magali Lefèbvre

Une nature artificielle présentée par des icebergs avec plamiers geyser ? Maquettes d’îles ? Décors de parcs d’attraction ou animaliers ? Ces sculptures font surtout référence, par leur titre, au Rocher aux singes du parc de Vincennes, sur lequel 111 Kanaks furent exposés comme «cannibales authentiques» lors de l’exposition coloniales de 1931. Précisons que la Nouvelle-Calédonie fut découverte en 1774 par James Cook.

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