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ARTISTES
DE A à Z


Manuel RUIZ VIDA 

Entretien avec Véronique Baton,
Manuel Ruiz Vida dans son atelier à Marseille, 18 décembre 2015
in catalogue de l'exposition « Manuel Ruiz Vida le temps de la peinture », éditions Campredon Centre d'art, L'Isle-sur-La-Sorgue.

VB. Devant certaines de vos toiles, on ressent une proximité avec l’univers du cinéma, une sorte de langage cinématographique sous-jacent qui se manifeste dans les cadrages serrés et les gros plans, le traitement de la lumière et les sujets érigés en décors spectaculaires

MRV : Je puise certainement une partie de mon inspiration à cette source-là. Mon regard s’est formé en grande partie au contact du cinéma. Très jeune, je passais beaucoup de temps devant la télévision. J’y ai découvert les films noirs américains des années 40, les westerns de John Ford entre autres, et aussi ceux de Sergio Leone tournés à Almeria en Andalousie où est né mon père. J’étais fasciné par les polars New-Yorkais des années 70 et le cinéma de John Carpenter avec ses éclairages si particuliers qui en font un des maîtres du cinéma fantastique, un héritier des films d’Howard Hawks. Je pourrais citer également Fritz Lang si puissamment inspiré par la peinture et le thème de la ville. Ces cinéastes ont montré que l’on pouvait à la fois habiter intensément le réel et s’en extraire, jouer avec la réalité, la transformer par des effets visuels.

VB : C’est un cinéma où prime une authentique poésie visuelle. C’est l’esthétique des films, leur facture qui vous touchent en premier et vous inspirent?
Disons que les éclairages fantastiques et crépusculaires, les clairs obscurs, l‘élégance suprême du noir et du blanc, le graphisme, les espaces désertiques et urbains, ou encore la poussière que l’on peut observer dans les westerns sont autant d’images qui impriment ma rétine. Je suis sensible par exemple à la façon dont Clint Eastwood éclaire ses films, souvent avec une seule source de lumière, à l’ambiance urbaine déshumanisée, presque apocalyptique, d’un film comme Escape From New-York de Carpenter, aux décors des villes fantômes du Far West…

VB : Les musées ont également été des lieux de formation et d’inspiration…

MRV : J’ai été sensible à la peinture très tôt. J’avais 11 ans lorsque ma mère nous a emmenés, mes frères et moi, au Prado à Madrid, ville où elle est née. C’était la première fois que je franchissais les portes d’un musée pour découvrir Zurbaran, Vélasquez, Goya et les grands maîtres de la peinture espagnole. Une vraie révélation, surtout à un âge où l’on ne s’intéresse pas trop à l’art. Ces souvenirs ont eu un impact durable. La peinture visionnaire et si moderne d’Edward Munch a été un autre choc esthétique, plus tardif mais antérieur à mes études aux Beaux-arts.

VB : Ça signifie qu’on apprend à peindre en regardant les autres, en allant dans les musées ?

MRV : La peinture est un apprentissage perpétuel. En ce qui me concerne, j’ai grandi dans un milieu propice où le dessin et l’art étaient très présents et ont été déterminants dans mon orientation. Ma mère et mon frère aîné dessinaient. Moi-même, je dessine depuis l'âge de 10 ans. Par ailleurs, j’aime observer la façon dont les peintres travaillent, leurs procédés, leur style. Je m’aperçois que je retrouve certains effets de façon naturelle et instinctive. L’observation est nécessaire mais ce n’est pas tout.

VB : Il y a aussi l’apprentissage à l’Ecole des Beaux Arts….
C’est une autre nourriture. Si la part du dessin est chez moi autodidacte, les Beaux-arts m’ont ouvert à la technique de la peinture et aux artistes contemporains comme Miquel Barceló, Enzo Cucchi, Anselm Kiefer, Paul Rebeyrolle mais aussi aux expressionnistes abstraits américains de l’après-guerre - Jasper Johns, Robert Motherwell – et plus récemment Joan Mitchell, tous héritiers de Monet. Je reste également fasciné par les espaces urbains désertiques d’un Mario Sironi ou d’un Antonio Lopez Garcia. Je me retrouve dans son intérêt pour les thèmes prosaïques, son attention à des formes simples.

VB : Et la technique ?

MRV : A l’Ecole, j’ai appris à travailler l’épaisseur et la densité de la matière. J’avais un professeur de peinture qui nous expliquait qu’un blanc ne devait jamais être propre, qu’il fallait le « salir » à tout prix et dans toutes ses nuances. On découvre réellement la peinture en peignant. C’est une évidence. Le « faire » est primordial comme la « matière » que l’on tire de ses erreurs. Se tromper oblige à recouvrir pour recommencer et ainsi de suite. Au final, on ne recommence pas, on poursuit vers une nouvelle direction qui nous est suggérée par ce détour.

VB : Parlons des thèmes qui peuplent vos peintures : des objets usuels, mais aussi, en grande partie, des architectures industrielles abandonnées. Il y a un côté itératif qui dénote une fascination pour les lieux en friches et fait songer immédiatement au travail photographique de Bernd et Hilla Becher. Pourtant, vous n’êtes pas dans une démarche documentaire…

MRV : En effet, il n’y a pas de volonté documentaire de ma part. Ce sont tout simplement les éléments de mon décor naturel, des lieux que j’ai visités et arpentés à de nombreuses reprises et auxquels je suis attaché. Si j’avais vécu au pied d’une montagne, j’aurais sans doute peint des vallons et des collines, des pentes et des sommets. À Dunkerque, c’était mon seul horizon avec la mer. Et puis, ces bâtiments et leurs superstructures ont des qualités esthétiques et spatiales bien particulières. Leurs dimensions presque inhumaines sont fascinantes.

VB : Faut-il y voir quand même une volonté d’évoquer le monde du travail, de témoigner d’une histoire et d’une certaine condition humaine ? Vous faites souvent référence au peintre Anselm Kiefer dont l’œuvre affiche une vraie désolation et le poids de l’histoire.

MRV : Certes, les containers à l’abandon, les gazomètres et leurs fumées, les entrepôts et baraquements désaffectés évoquent des sujets graves et menaçant comme la pollution, la récession, la fin d’une certaine société. Je suis sensible à ce monde-là, à l’univers du travail, à la sueur. Je suis un enfant de Valenciennes et donc un témoin de la disparition d’un pan essentiel de la culture du Nord. C’est ma région et mon histoire, mais je ne peux m’empêcher d’y voir avant tout de la peinture, tout simplement.

VB : « …une surface plane de couleurs en un certain ordre assemblées » pour reprendre les mots de Maurice Denis qui rappelait qu’un tableau avant d’être un sujet ou une image est un fait plastique. Note 1. Maurice Denis in Art et Critique, Paris, 30 août 1890

MRV : En effet. Les composantes élémentaires du tableau – la couleur, la composition, la matière– constituent le fondement et l’aboutissement de ma démarche. C’est justement le fait pictural qui m’intéresse de prime abord chez Kiefer, avant même la charge de l’histoire. Lorsque je choisis de peindre un objet, je porte mon regard sur sa surface, j’en examine l’épiderme. Que ce soit la poussière, les traces de couleurs anciennes, la rouille, les craquelures, tout cela me parle en tant que peinture. Face à ces motifs, je suis sans doute animé d’une pulsion contradictoire, à la fois attiré par la beauté de ces objets fragiles et en même temps repoussé par leur aspect massif et écrasant, par leur laideur. C’est ce que j’essaye de retrouver dans la peinture, notamment en travaillant sur de grands formats, pour que l’on ressente tout autant la force et la vulnérabilité de ces objets condamnés à disparaître.

VB : Le sentiment d’éphémère est accentué par la radicalité des compositions, frontales et resserrées au plus près du sujet. On est frappé par l’absence de contexte explicite qui fait de ces sujets de véritables natures mortes. Vous aimez jouer avec les formes de la mort ?

MRV : Sans doute. Il y a une part de morbidité en moi. La peinture, c'est faire du vif avec du mort et du mort avec du vif comme l’a si bien dit Bernard Marcadé. C’est un éternel va et vient entre abstraction et objectivation. L'abstraction, c'est la disparition de la figure, c'est la mort. Mais les éléments que je peins ne sont pas morts. Certes, ce sont des lieux intermédiaires voués au néant, mais ils existent picturalement, figés dans la pâte.

VB : Votre peinture est un vaste « paysage tragique » qui dit le temps qui passe mais au final, c’est la peinture qui nous fait face…

MRV : La peinture s’impose à nous avec force, notamment par cette représentation très frontale que j’affectionne. Les cuves fissurées, les surfaces qui se détériorent évoquent bien sûr l’inexorable mais ce sont avant tout des corps qui portent des stigmates, des traces, des blessures, des plaies ouvertes plus ou moins visibles, des cicatrices. Autant de signes plastiques qui m’inspirent. Un bâtiment lisse et propre ne m’intéresse pas. Quand il est usé, il me parle.

VB : Une vraie « poétique de l’usure »…Cela fait penser à Miguel Barceló qui raconte aimer voir vieillir ses toiles dans son atelier, notamment lorsqu’elles se recouvrent de toiles d’araignées et de poussière ou lorsqu’elles sont attaquées par les termites. Il les trouve plus belles ainsi, patinées et usées, au point favoriser lui-même cette action du temps.

MRV : J’aime beaucoup cette image. À la fin de mes études, j’ai fait des peintures qui brunissaient. J’utilisais pour cela du goudron que j’avais trouvé dans la zone industrielle de Dunkerque. J’avais lu que Rembrandt avait lui-même utilisé ce matériau dans ses peintures. J’en ai fait l’expérience à mon tour pendant quelques années. Mes toiles ont acquis une tonalité particulière avec la matière sombre du goudron qui transpirait et remontait à la surface. Voir évoluer la matière picturale au fur et à mesure, c’est aussi une façon de célébrer l’empreinte du temps mais sans aucune nostalgie. Mes tableaux montrent une matière en transformation.

VB : Il y a d’ailleurs souvent dans vos peintures une correspondance entre le sujet traité et les matériaux constitutifs de la peinture, entre la surface des objets et les pigments.

MRV : Lorsque j’ai peint le tableau intitulé « La salle d’exposition », je cherchais à retrouver la mémoire d’un lieu dans lequel j’avais exposé à Roubaix. Il s’agissait d’une veille maison délabrée qui avait été vidée par ses habitants. Pour retrouver le côté décrépi des parois, j’ai procédé moi-même à un vieillissement, à une dégradation des matériaux. J’ai collé sur ma toile des bandes de papiers peints que j’ai ensuite arrachées puis mélangées à la peinture et ainsi de suite.

VB : Lorsque l’on regarde vos bâtiments en ruine, vos sarcophages vides et réduits à quelques ombres, vos récipients absorbés par la matière picturale, on dirait que vous vous attachez à dissoudre les motifs dans la peinture, à les faire disparaître. Cette disparition se poursuit jusque dans les titres qui ne nomment rien, n’indiquent rien. On est parfois face à un processus de déréalisation…

MRV : Les titres renvoient à une abstraction. C’est une façon pour moi de ne pas enfermer le tableau dans une seule et même « définition », de laisser ouverte l’interprétation. Parfois, j’utilise des intitulés plus descriptifs. Les titres renvoient aussi aux matériaux, à la matière, à la technique elle-même.

VB : Justement, comment procédez-vous techniquement ?

MRV : Au départ j’ai une vague idée de ce que je veux faire. Je pars de l’objet et je l’esquisse directement sur la toile, dans ses grandes lignes et sans croquis préparatoire.

VB : Vous avez recours à la photographie ?

MRV : Oui parfois. Lorsque je veux garder en tête une surface intéressante, je prends un cliché qui me servira le moment venu à retrouver la mémoire des lieux. Après l’esquisse sur la toile, je passe une première couche de peinture sur l’objet et j’attends que ça sèche. Même si les contrastes peuvent apparaître équilibrés dès cette étape, il manque encore l’essentiel, c’est-à-dire l’épaisseur de la peinture. Lorsqu’on devine trop la toile, on n’est pas encore dans la peinture. Je procède alors par recouvrements successifs, sans avoir une idée du résultat final. Lorsque qu’une matière commence à émerger, j’essaye de structurer le tableau par l’ombre et la lumière, le fond et la forme. Si je ne suis pas satisfait, je recouvre encore et encore.

VB : Il y a la temporalité de l’usure dont on parlait, mais il y a aussi celle du peintre en action

MRV : Je passe parfois quatre à cinq mois sur un tableau avant d’en recouvrir totalement la surface pour, en définitive, peindre autre chose. Mais la couleur et les empâtements précédents, ceux-là même qui ne m’avaient pas convaincu, participent de l’effet final. Cette matière est sous-jacente, elle agit par en dessous.

VB : Mis à part le papier peint, vous utilisez d’autres matériaux exogènes à la peinture

MRV : Oui, beaucoup de choses que j’ai sous la main : des radiographies récupérées dans les locaux de l’Ecole des Beaux-Arts qui était autrefois un hôpital, le sol en lino de mon atelier, des bouts de cartons ou les toiles maculées qui protègent mon atelier. Je les recycle et les incorpore au sens propre du terme. Ils font corps avec la peinture. Ça apporte une qualité tactile aux objets représentés. La peinture montre ce qu'elle tente de représenter comme image et ce qu'elle révèle en même temps en tant que matière.

VB : Face à cet aspect « matiériste » et tragique de votre peinture, à ses coloris sombres et terreux, il est difficile de ne pas évoquer vos origines espagnoles…

MRV : Cela doit être ancré en moi. Je suis né en France mais l’Espagne reste importante bien sûr. Ma mère est la seule qui ait quitté l’Espagne. Les autres membres de la famille sont restés là-bas. Cette culture me manque et exerce sur moi une fascination qui apparaît sans doute dans la peinture que je fais.

VB : La peinture est-elle pour vous avant tout une affaire de technique ?

MRV : Tout peintre se pose cette question. Ma peinture plonge très profondément ses racines dans l’exercice, le « faire », les moyens picturaux. Le sujet est presque un prétexte à peindre, à libérer les moyens de la peinture. Je peins afin que le tableau puisse m'attirer et me repousser, s'imposer face à moi, m'écraser visuellement et indirectement, faire partager ce sentiment au spectateur.

VB : C’est pour cela que vous positionnez souvent vos toiles au sol pour peindre ?

MRV : Je commence au mur, debout et à un moment, je descends la toile. Ça me permet de prendre de la distance et en même temps de plonger dans la peinture. Je peux ainsi équilibrer toutes les parties du tableau, éviter qu’un élément prenne le pas sur un autre, et apaiser les tensions.

VB : Et composer une nouvelle réalité ?

MRV : oui, mais lorsque je regarde le tableau que je suis en train de peindre, cela doit donner le sentiment du réel, même si je brouille les pistes par un trait interrompu, une part d’abstraction ou des effets de coulures. À vrai dire, je ne sais pas ce que je cherche dans la peinture, peut-être l’inaccessible pour reprendre les mots de Maurice Blanchot : "Ce qui hante est l’inaccessible, dont on ne peut se défaire, ce qu’on ne trouve pas, et qui à cause de cela, ne se laisse pas éviter. L’insaisissable, est ce à quoi l’on n’échappe pas" »
Note 2. Maurice Blanchot, L’espace littéraire, Paris,1955

VB : Et le hasard, guide-t-il votre main ?

MRV : Pendant des années, j’ai protégé mon atelier en recouvrant le sol de linoléum, et comme je travaille beaucoup au sol, de nombreuses traces de pigment s’y sont déposées. J’ai remarqué des coloris, des formes et des contrastes de lumière un peu similaires à ceux de la pierre, à l’aspect vert de gris des murs. J’ai découpé le lino qui est devenu un support comme un autre. J’ai peint des motifs et une série de récipients, un vieux jerrican d’huile en me laissant guider par les traces du support.

VB : qu’est ce qui fait qu’une peinture est achevée ?

MRV : C’est très difficile à dire. Il faut qu’il y ait une unité, une harmonie et lorsque la peinture est achevée, elle est achevée et laisse place à la suivante. Certains tableaux donnent également le sentiment de ne pas être terminés comme « La salle d’exposition » qui pourrait continuer à disparaître sous la peinture comme le mur représenté dans l’espace de la toile. De même, les séries ne sont jamais closes. Il m’arrive de reprendre une série des années après.

VB : Il y a une série de peintures qui compte particulièrement dans votre parcours, celle réalisée pendant et après votre séjour en Chine…

MRV : Oui, lorsque j’étais en résidence à Pékin, j’en ai profité pour me rendre à Xiditou, un village proche de la ville de Tianjin, vitrine de la toute-puissante Chine moderne. Il fait partie des « villages cancer » où la pollution fait des ravages. En quelques années, cette petite bourgade poussiéreuse avec ses maisons de briques rouges plantées au pied des usines, a perdu un dixième de la population, tous morts d'un cancer. J’ai peint une série de gazomètres et de hauts-fourneaux appartenant aux usines chimiques et aux aciéries qui déversent leurs produits à l’abri des regards. Un spectacle terrifiant.

VB : Il y a une forme de dénonciation dans ce tableau ?

MRV : oui, c’est sans doute pour cela que je cite le nom du village dans le titre. A la même époque, j’ai peint également un bâtiment construit pour les Jeux Olympiques de Pékin en 2008 (Beijing). C’est l’envers du décor, la face cachée du miracle économique chinois.

VB : En 2013, vous avez quitté le Nord, pour vous installer à Marseille. Cette installation correspond-t-elle à un changement dans votre manière de voir et de faire de la peinture ?

MRV : Au bord de la Méditerranée, il y a une qualité de lumière qui renouvelle ma peinture et ma vision mais je reste ici avec les mêmes préoccupations, attiré par les choses soumises à un processus de dégradation. Depuis mon installation, j’ai peint une longue série de palissades, écaillées et complètement abstraites. Marseille est un port comme Dunkerque avec ses silos, ses entrepôts ce qui me permet de poursuivre mon travail sur l'environnement portuaire et industriel. C’est une ville stimulante. J'aime les points de vue qu’elle offre. À certains endroits, on peut y voir de façon presque concomitante la linéarité de l'horizon et son basculement immédiat. A Marseille, les espaces et les perspectives s’enchevêtrent.

VB : Pour votre exposition à Campredon centre d’art à l’Isle-sur-la-Sorgue, vous avez réalisé une peinture d’un lieu emblématique de la ville : la chapelle des Pénitents Bleus. Ce thème religieux est nouveau dans votre œuvre…

MRV : J’ai remarqué cette chapelle située dans un angle mort de la rue. C’était pour moi une évidence du point de vue pictural. La façade est composée de deux parties qui se brisent sur un angle vif : une face légèrement frontale comme celle de la toile, et une autre latérale, ce qui crée une sorte de distorsion. Son aspect imposant et les nuances infinies de gris chauds m’ont plu. C’est un thème nouveau pour moi en effet. C’est une chapelle et pas un gazomètre, mais on retrouve toujours cette usure de la pierre … et vous le remarquerez, je n’ai pas représenté la statue de la vierge, l’icône même du lieu, ni les ornements décoratifs, certainement pour échapper à une figuration trop évidente. Pour moi, c’est la structure d’ensemble qui compte.

 
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