Nicolas RUBINSTEIN 

Je bande encore !
 
Mon père réalisa cette œuvre en 2015, en réaction aux attentats de Charlie Hebdo. Lui aussi exprimait sa vision de la liberté avec ironie, et il s’est senti frappé comme chacun de nous. Sa réponse fut celle de la création : avec précision et méthode, il fit surgir du carnet une main osseuse, tendue hors du silence.
Cette main, plus forte que la mort, agrippe un crayon rouge comme un étendard. Elle proclame que, malgré la peur et la violence, l’expression artistique demeure indestructible et que la liberté de créer ne peut être enterrée.
Lukas Rubinstein, 2025
 
 
Je bande encore, 2015
25x29x18cm, papier, bois, plastique, acier
Photographie Aleksander Rabczuk
 
Touche pas à ma moelle
 
Dans la lignée de mes travaux sur la colonne vertébrale et les panneaux de signalisation, une tentative humoristique d’autoportrait.
En effet, le long de cet axe qu’est notre colonne vertébrale, on peut deviner un cerveau en feu, un cœur foudroyé et une propriété privée dans laquelle il est interdit d’entrer. Située dans le bas du dos, je pense que cette dernière allusion n’a pas vraiment besoin de plus amples explications…
C’est en même temps une façon différente d’associer vertèbres et signalétique.
 
 
Touche pas à ma moelle !
Matériaux divers, 104x48x16cm, 2016
 
 
Colonnes (dessins)
 
Une série de transfert d’encre sur papier réalisés en deux temps. Le dessin est d’abord effectué à l’encre sur un support imperméable puis l’encre est transférée sur le papier grâce à un solvant. La technique est précise mais le résultat ne peut être maîtrisé et garde un côté aléatoire que je ne peux contrôler.
 
 
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