Didier PETIT
 
   
 
Etat Civil (Notions préliminaires) se constitue d’un ensemble d’images, photographies ou dessins, mis en parallèle ou en contradiction, dans leur forme, leur taille et leur technique.
Sur l’idée même d’état de l’être, ses facultés, sa physionomie interne, son apparence, le dessin fait appel à l’imagerie populaire du dictionnaire ou du dessin d’anatomie, cherchant à approfondir par l’image l’idée même d’une construction autobiographique.
Tentatives d’auto-formulation, les œuvres, pour arbitraires qu’elles soient dans les matériaux utilisés (crayon, bois, papier), subjectives dans leurs choix, permettent de glisser d’une idée à une autre, de l’observer sous plusieurs angles, de passer du dessin à l’installation, de la photographie à l’édition de cartes postales.
Le corps, véhicule même de l'état civil, se présentera d'abord sous la forme d'immenses planches anatomiques, descriptives ou d'assimilation du corps avec le support.
Ces dessins, présentés en contre-point, viennent par leur légereté (crayon sur papier japon) et leur petite taille parfois, en contre-emploi (discrétion du trait, finesse du matériau) comme des inscriptions à même la page ou le mur. Il s’agit d’évoquer, par l'inscription sur le papier, un rappel du livre, du registre, la confrontation matérielle formelle d’un état corporel et de son évolution comme liés par le papier à la transformation physique d’un corps.
Un fac-similé d'un texte ancien d’apprentissage du dessin (Les mesures), -le corps mesurable par quantité de nez-, ouvrira le livre, établissant par l’absurde, une transcription écrite et visuelle du corps et de son édification.


Être debout

Étalon de Baradelle

Planche 1, Les mesures (reproduction)

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