Élodie MOIRENC
 
   
 
Séquences de prose ou séries de phrases à la succession légère et déconcertante, Il y eut un temps où les pierres marchaient et les montagnes s'ouvraient (activités, flâneries et souvenirs) traverse toute une série de motifs tels l’ordinaire, le corps et le sexe, le travail, la famille, les loisirs, les habitudes, la ville, etc.

Le texte est une invitation à la divagation, tantôt attentive et minutieuse, tantôt perdue et imaginée.

Passer d’une activité à une autre ; glisser vers de petites rêveries parallèles ; cerner des fictions minuscules ; traverser des espaces étranges ; se faire des remarques philosophiques ou autres ; sentir les indices, les détails ; se perdre pour trouver un chemin ; chercher la bonne question ; tenter fantaisies et féeries ; se souvenir…

C’est écrit, petit à petit, comme si je traçais une suite de cercles, à la suite. Les uns après les autres, les cercles se superposent ou au contraire se touchent juste. Des cercles, petits et grands, que je nommerais volontiers plages, flaques, tâches. Des espaces où l’on s’enfonce, glisse, s’installe, des surfaces sur lesquelles on préfère s’agiter, s’asseoir, s’immobiliser.
Faire des cercles jusqu’à ce que la page soit pleine, jusqu’à mieux voir entre les espaces encerclés.





Tel un catalogue d’exposition,
Il y eut un temps où les pierres marchaient et les montagnes s'ouvraient - Exposition (fiction) nous invite à la visite d’une exposition.

Cette exposition semble troubler par son absence de murs ou de délimitations. Si aucun parcours n’est ainsi imposé, la lecture, par le biais d’une accompagnatrice (présence ou parole en pointillés), engage une avancée dans la divagation et la perte de repères, pour un scénario fantôme.

Séquences de prose où s’imbriquent narrations et descriptions d’œuvres réelles ou fictives, de lieux réels (zoo, grotte), des repères historiques sur la scénographie théâtrale, des intermèdes décoratifs féeriques, des extraits Cahier/Atelier, une Fiche Activités Artistiques Amateurs.

L’exposition est une installation textuelle. L’écriture se pose cercles après cercles, comme une construction de bulles. Chaque cercle sous tend un espace spécifique, une œuvre, une installation, un paysage...

C’est écrit, petit à petit, comme si je traçais une suite de cercles, à la suite. Les uns après les autres, les cercles se superposent ou au contraire se touchent juste. Des cercles, petits et grands, que je nommerais volontiers plages, flaques, tâches. Des espaces où l’on s’enfonce, glisse, s’installe, des surfaces sur lesquelles on préfère s’agiter, s’asseoir, s’immobiliser.
Faire des cercles jusqu’à ce que la page soit pleine, jusqu’à mieux voir entre les espaces encerclés.


Elodie Moirenc – janvier 2008