Élodie MOIRENC
 
   
 
Il y eut un temps où les pierres marchaient et les montagnes s'ouvraient

Le principe d’exposition s’est développé à partir de notre attitude respective de travail qui prend en compte à la fois une pratique d’environnement (installations) et une “pratique de table” ou une “pratique de bureau” (dessins, maquettes de bûches, film). Certains travaux font référence aux activités d’amateurs ou de passionnés (pratique exercées hors temps de travail dit professionnel).

L’exposition désire créer des espaces inaccessibles, flous, “lointains” à travers des situations, des scènes (film, bûches), un choix de formes et de couleurs (dessins, sculptures, installation), et des “objets incongrus”.

Si ce “lointain” imaginaire végétal - l’idée d’un jardin ou d’un immense aquarium au sein d’un espace de travail - semble être inséré dans l’espace, il parvient à revenir en surface, afin de se confronter à la réalité du lieu.
La “butte”, le “sous-bois”, la “jungle” sont des zones dont la texture et le concept tendent à rapprocher ou à mettre à distance le vrai et le faux, le monde réel et le monde fictif, le naturel et l’artificiel.
La butte (entre gondole décorative et roche ou sol terreux) devient un immense présentoir pour sculptures abstraites. Les rideaux, au-delà d’un “flou artistique”, tentent de s’imposer comme des cloisons souples aux possibilités autant architecturales que décoratives. 
Grâce à leurs fonctions spatiales et décoratives (bien que légères et dérisoires), les installations risquent en effet aussi l’aménagement d’un espace de travail collectif. Il ne s’agit pas tant de cloisonner les différentes zones mais au contraire de les laisser cohabiter (fusion des formes et des couleurs) et de laisser parler l’activité même qui se développe au Dojo.

Elodie Moirenc et Marc Etienne.

La Butte 2004
Installation in situ, recouvrement du mur avec structure en grillage et papier crépon
Disposition dans les creux de quelques sculptures de la série
Festival de sculptures (2003-2004) : Trophées à finir, Sculpture d'intérieur, Vides-poches...
Voir des détails des sculptures

La junglee zone moussue 2004
Bâche polyester, peinture aérosol, 400 x 300 cm
Rideau pluie 2004
Bâche à larges franges, dimensions variables
Vues de l'exposition "Il y eut un temps où les pierres marchaient et les montagnes s'ouvraient"
Photographies Élodie Moirenc

En savoir plus sur le projet