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ARTISTES
DE A à Z


Dalila MAHDJOUB 

En Palestine, il n'y a pas de petites résistances 1998-1999
Projet réalisé avec Martine Derain
Carnet de 100 tickets de bus – Jerusalem Al-Bireh Ramallah Buses Co
Photographies, extraits d’entretiens, archives

 
 
En Palestine, il n'y a pas de petites résistances
Carnet de 100 tickets de bus – Jerusalem Al-Bireh Ramallah Buses Co
30 000 tickets ont été mis en circulation sur la ligne 18 circulant entre Ramallah et Jérusalem en passant par le check-point de Qalandiya, Al-Ram.
 
 

En Palestine, il n'y a pas de petites résistances
300 carnets de 100 tickets prédécoupés, numérotés au verso, assemblés manuellement et agrafés.
Impression offset deux couleurs noir et rouge, dimensions d’un carnet : 85 x 40 x 13 mm.

 
 
 
 
Annonce parue dans le quotidien Al-Ayyam, pendant la durée de circulation des tickets : du 30 juin à fin juillet 1999 Agrandir l'image
 
 
 
 
Bus de la Jerusalem Al-Bireh Ramallah Buses Co
 
Dans le bus…
 
Point de passage : le check-point de Qalandiya, Al-Ram, 1999
 
 
 
 
Intervention divine
Le check-point d’Al-Ram et le ballon rouge sur lequel est représenté un portrait de Yasser Arafat souriant.
Photographie d’écran, neutralisation des teintes hors le rouge, long métrage d’Elia Suleiman, 2002
© Copyright Pyramide Distribution
 
 
 
 
Quelques tickets de bus ramassés au sol… Agrandir l'image
 
 
La charte graphique de la Jerusalem Al-Bireh Ramallah Buses Co
Dessin vectoriel
 
 
 
 
 
 
 
Palestine
Publication dépliable, impression recto-verso, mai 2000
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PALESTINE
 
 
En Palestine, il n’y a pas de petites résistances est un projet conçu et réalisé avec Martine Derain entre 1998 et 1999, suite à une invitation du Consulat général de France à Jérusalem nous proposant de concevoir une intervention artistique pour l’espace public palestinien. Nous sommes alors toutes les deux particulièrement intéressées par toutes les formes d’intervention artistique dans l’espace public et sommes particulièrement attentives à ce qui semble être - alors - un processus de paix amorcé depuis Oslo, en 1993, entre Israël et la Palestine. À cet endroit-là, le constat est implacable : nous recevons en pleine face la réalité d’un territoire émietté, fragmenté en Bantoustans, le contexte est ainsi jeté. En février 1999, lors de notre séjour commun, je me souviens, nous logions dans un petit hôtel plutôt agréable à Ramallah. Le lendemain matin, nous avions prévu de nous rendre au Centre Culturel Français de Jérusalem-Est. Nous sommes montées dans le bus, il y avait quelques personnes palestiniennes déjà assises. Lorsque le bus s’est arrêté au niveau du check-point d’Al-Ram, 2 soldats israëliens sont montés, armés, par l’avant du bus, ont marché lentement et d’un pas lourd dans l’allée centrale en inspectant du regard chacun(e) des passagers(ères) et contrôlant les papiers de certains seulement. Ils ont fait descendre un jeune homme et le bus est reparti. Le soir suivant, un moment de doute m’a envahie, qu’avais-je à faire à cet endroit-là ? La priorité n’était-elle pas ailleurs qu’à l’endroit de la création ? Ce sont les mots d’Hölderlin qui sont venus à mon esprit : À quoi bon des poètes en temps de détresse ? Je n’avais pas de réponse. Les rencontres avec Nafez et Anwar, entre autres, ne m’ont pas apporté plus de réponse, mais m’ont juste donné envie d’être-là.
 
Pour plus d’informations, voir également ici.
 
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