Marc CHEVALIER
 
   
 
Les aventures 2007
Pain, roulettes, vis, chaîne, paquets de biscuit, croquettes pour chat, bâton, saucisson, dimensions variable
Vue de l'exposition Marc Chevalier, donation Mario Prassinos, Saint Rémy de Provence

Nous vivons dans un monde trop simple ; une purée, presque une soupe de frites, ça coule un peu moins, mais c’est aussi dangereux, si bien que je préfère rester seul dans une bauge plutôt que partager un palais avec des sangliers.
Pardon, je voulais dire pureté et ganglions.
(Et glourps-----------------------------------------------------------------------une fondue)
Je roule sur des formes abstraites qui se gonflent et se dégonflent.
Si je m’en remets à nos croyances, la pureté est une soupe de ganglions qui flotte sur le lointain et qui partage sa bauge préférée dans un palais dangereux
L’homme moderne a perdu la mort, délaissée peu à peu au profit du sommeil, pseudo mort réparatrice et blanche, de ce blanc laiteux du néant qui rabiboche les cerveaux épuisés… À ce propos, il y a du vin blanc dans la fondue savoyarde.
(Et glurp’s---------------------------------------------------------------------une fondue)
Pour l’homme moderne, les sangliers sont dans la pureté comme des grumeaux qui pataugent.
Les baisers sont des connexions.
(Et hop-------------------------------------------------------------une fondue----------)
« Je branche mon téléphone à une prise au bas du mur » signifie qu’un baiser terrifiant relie mon téléphone au bas du mur ; ou bien que Clémentine et Banane (ma sœur s’appelle Banane) sont siamoises par un baiser.
Je ne caresse pas, je gratte.
Je ne tue pas, je touche avec le doigt.
(Et glurpss--------------------------------une fondue---------------------------------------)
Il faut creuser. L’art est un calcul qui nous place - vous et moi - aux deux bouts de la même pioche : recevoir et démontrer…
(À la cinquième marmite, j’y verrais plus clair. Il y a du kirsch dans la fondue).
Et gleuoarps--------------------------------------------------------une fondue--------------)…
Les soirs de vernissage, j’enfonce chacun de mes doigts dans des teckels pour vous faire des caresses mordillantes et des signes obscènes avec mes griffes effroyables.
Je suis galant avec mes gants. J’ai appris à montrer du doigt, mes manières sont irréprochables. Il n’y a pas fondu à l’état pur. Posés sur l’horizon, nos ganglions gigotent comme des enfants.
Au loin j’entends des gloses 
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