Tout génocide comprend 4 éléments : élites, idéologie, organisations et exécuteurs.
En 2010, je traversais la république de Bosnie-Herzégovine, je me mettais en scène dans des autoportraits en me rendant dans différents lieux directement associés à la guerre : Mostar, Srebrenica, Sarajevo, Bradina, etc. Je voulais dénoncer, avec mon corps massif et mon sexe, tel un outil de destruction massive, le viol. Dans ce conflit — tout particulièrement — il a été appliqué méthodiquement comme instrument de nettoyage ethnique pour anéantir physiquement et psychologiquement les populations.
Je plaçais donc mon corps dans la posture du bourreau ; enfin c’est ce que je croyais. Plus tard, quand je développais les pellicules, c’est l’image d’un corps prostré, enfermé — malgré cette carrure incarnée — qui apparaissait dans le cadre, comme pour nous rappeler que la victime et le bourreau sont indissociables. |
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Bradina
120x180cm, support variable |
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Brcko
120x180cm, support variable |
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Mostar
120x180cm, support variable |
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Omarska
120x180cm, support variable |
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Sarajevo
120x180cm, support variable |
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Tuzla
120x180cm, support variable |
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