Guillaume CHAMAHIAN 

« Le monde a commencé sans l’homme et il s’acheva sans lui. »
Claude Lévi-Strauss.


L’univers de ruines de Guillaume Chamahian nous parle de l’architecture comme ultime relique, comme porte-empreinte des sociétés qui l’ont habitée.
Nimbé dans le gris du béton omniprésent, Chaos aborde les notions de frontière entre rêve et réalité, entre ordre et désordre, entre son et silence, entre instinct de vie et de mort. Placé dans l’indéterminé du temps et de l’espace, ce travail convoque autant les fantômes d’Hiroshima que les fantasmes contemporains de l’eschatologie (le discours sur la fin des temps) où seuls les bâtiments désormais inhabités témoignent du passé. A sa manière, Chaos convoque une esthétique qui trouve ses racines loin dans l’héritage collectif et nourrit l’imaginaire contemporain. Cependant, ce n’est finalement pas tant un exercice de mémoire que nous invite Guillaume Chamahian à penser mais plutôt une forme de prédiction nourrie par « (...) l’incertitude du devenir nichée au sein de l’idée du progrès. »*
Emelyne Dufrennoy (curatrice indépendante)

* Extrait de l’essai Ruine de Sophie Lacroix. Editions de La Villette, 2008.

 
 
Et 1000 yeux qui guettent le monde
Film-photographique, 4min36
 
 
Chaos
Projet d'édition, 18x24cm, 88 pages

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