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- Route du riz
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René d'Azur, sa Route du Riz.
Résumé
La Route du Riz autour du monde, carte du chevalier Pigafetta sur l’escadre de Magellan puis de René d’Azur. (en rouge, implants de riz)

Les nombreux collaborateurs de la Fondation René d’Azur viennent à l’instant de découvrir l’existence de son arrière-arrière-grand-père, Lapis Lazuli, né en 1256 à Babylone sous le nom d’As Ur. Il a 15 ans quand il accompagne Marco Polo sur sa route de la soie en Chine. Il aura un fils à 66 ans, en 1322, l’arrière-grand-père de René, qui lui-même aura un fils à 68 ans, en 1390, le grand-père du même René qui s’installe à Venise et prend alors un nom plus local: “di Azuro“. Lui-même aura un fils à 70 ans, le comte Pietro di Azuro, né en 1460 au mois de mai, père de notre héros.
Le comte Pietro di Azuro, sur les traces de son arrière-grand-père, avait inauguré la route du riz. René en fera un temps la route des lucioles, l’éclairé André Citroën, quelques siècles plus tard ouvrira sur ces mêmes traces la route des chenilles, un autre la route des épices, puis la route du sexe, du sel, de l’opium, et ailleurs du rhum et des esclaves, puis “sur la route“ tout court, puis roots, etc... tout tourne court.
René d’Azur avait raté avec regrets le départ en 1519 de Magellan pour son tour du monde. «Le 8 septembre 1522, le “Victoria“ était de retour à Séville avec 18 hommes à bord, seuls survivants sur les deux cent trente neuf hommes embarqués sur cinq navires...». René d’Azur était là. Avec l’aide de son deuxième père, El Conde DonJuan Buenaventura Diaz de Hispalia de la Castilla, dit DJ et de son singe savant, Ganda, il achètera le “Victoria“ et le révolutionnera selon les plans de Rosa & Rosae.
A la suite de ses aventures en Turquie avec Soliman le Magnifique, en 1527-28, c’est à bord de ce nouveau vaisseau que René d’Azur va surdévelopper cette idée de route du riz sur des pistes parallèles à celles de son père, telles des traces entrecroisées de skieurs vues du ciel. Il l’étendra à la vallée du Pô (risotto d’anus de cochons), à la Camargue (riz au lait de testicules de taureaux), à l’Espagne (paëlla aux coeurs brisés d’agneaux et d’artichauts), puis à l’Afrique (mafé au pénis de rhinocéros), l’Amérique du sud (fejoada de cervelles de macaque), la Polynésie (bouches de mahi-mahi farcies), etc.... Il construira des rizières partout sur son chemin, jusqu’aux Philippines, son chef-d’oeuvre, sur les terrasses de l’île de Luçon, revisitant les restanques de son pays natal.
Mâchoires de Pietro, Bella et Ganda
Parallèlement, sur la voie des naturalistes et des nouveaux médecins, suivant l’enseignement de Leonardo da Vinci, il devait s’intéresser à l’anatomie et la chirurgie. Nous avons vu qu’il expérimenta sur l’équipage de “La Ganda“ avec plus ou moins de bonheur nombre de greffes et de prothèses. Lui-même tenta une fois de se coller un autre visage, opération suivie fort heureusement d’une réaction de rejet. Il s’intéressa tout particulièrement aux mâchoires, tout ce qui sert à serrer certes, mais aussi à mastiquer (voir ses chewing-gum), à sucer (voir ses sucettes) et aussi à rire et à sourire. A ce propos, atteint de scorbut, l’équipage de “La Ganda“ fut équipé par ses soins d’appareils dentaires aux noyaux d’olives (de Nice), ce qui leur donnait un rictus des plus accueillant. Or le sourire et le rire était un des principaux sujets de préoccupation du RR, les foudroyants pirates René d’Azur et Roger Joly.
Par ailleurs leurs empreintes permettant d’après lui une stricte identification des individus, tout comme les empreintes anales avaient pu accuser ou innocenter ses ancêtres, il ambitionnait de faire évoluer la science de la criminologie alors à ses balbutiements (rappelons-nous ses expériences de jeunesse sur le portrait robot). Les criminels étant à ses yeux les rois et les conquistadors, les couronnes en or et autres chicots lui seraient d’un grand secours.
Lors d’un de ses passages au “Château de Cartes Blanches“, rebaptisé par le maudit Claus “Château de Quatre Planches“, il ira jusqu’à déterrer les cadavres de Bella et Pietro, ses parents, dans la cour carrée, la cour de “La Pierre Sucrée“, pour en étudier les articulations désarticulées. Quelques années plus tard, à la mort de Ganda, sa savante guenon, il la dissèquera en sanglots, se plongeant dans l’analyse de son cerveau, de sa ganache, de sa langue et de ses cordes vocales pour comprendre pourquoi et comment cet animal si tendre réussissait à articuler des mots doux et compréhensibles.
Bref entre pistes, empreintes et autres traces et leur articulation reignait la plus grande confusion couronnée d’un insuccès total et non d’or comme prévu.
Si la culture universelle du rire et du sourire ne doit rien à René, celle du riz autour de la planète lui doit tout... ou presque. En effet nos collaborateurs ont tenté de mesurer les proportions exactes de riz dans les diverses recettes qui peuplent ce monde: certains pays d’abondance n’en mangeant que peu, d’autres à l’abandon ne mangeant que cela. Mais mesurer l’exacte proportion de l’influence de René sur la consommation de cette denrée ne peut être qu’inexacte et paradoxale. Chaotique à l’image de tout ce qu’il entreprit.
Il planta du riz à partir des années 20 partout sur son passage comme un animal marque son territoire, c’est une certitude.
Mais ensuite le riz s’implanta ou pas.
L’envol du papillon devait en décider ou pas.
Nous ne savons à ce jour rien de plus.

Ganda, la guenon savante de René en 1522