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L’été 1992 nous a amené dans le nord du Brésil, dans l’état de l’Amapà plus exactement, territoire anciennement français, et plus exactement encore sur le Monte do Azul, à Casazul pour être tout à fait exact, village amérindien où vivent quelques âmes pas si misérables que ça.
Là, loin de toutes les commémorations du moment, nous avons pu assister aux préparatifs d’une autre commémoration. Les habitants du lieu, une petite colline amazonienne, s’apprêtaient à fêter trois mois plus tard leur Jour de l’An. Une fête exceptionnelle puisqu’il s’agissait de célébrer pour la première fois de notre histoire leur premier demi-millénaire. Une fête bien dérisoire aussi face à l’effervescence mondiale due à la commémoration d’une autre découverte primordiale, celle de l’Amérique bien sûr.

Ce village nous a retenu pour une étrange particularité: le chef Rinos do Azul et sa compagne Rosa ne dépassaient pas douze ans ainsi que tous ses habitants à l’exception de la vieille Lulu, mais nous reviendrons plus tard sur ce sujet qui a donné lieu à quelques études plus approfondies. La population de Casazul vouait d’autre part, et voue toujours, un véritable culte au rhinocéros que l’on retrouvait, et retrouve encore, un peu partout sous diverses formes: danses, bijoux, vêtements, tatouages, etc....
L’agitation locale gravitait autour d’un objet sacré qui a attiré notre attention et notre convoitise mais ça c’est une autre histoire. Cet objet de culte, ”La Relique”, un vieux morceau de tissus de 50x50cm, nous a amené à découvrir l’existence de René d’Azur, et par là, de la présence d’un trou noir, d’une absence grave dans l’histoire de l’humanité.
Une passionnante aventure allait se glisser dans ce trou, dans cette ouverture, que dis-je, dans cette plaie béante, géante et séante...

mais ça c’est une autre histoire.

© Fondation René d’Azur
Oyapock, Guyane, octobre 1992.

La Relique 1517(?)
Tisus peint, 50x50 cm

Rose, la femme du chef
Roche gravée, 8x2,36m