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ARTISTES
DE A à Z


Julien BOUILLON 

Plusieurs sonnets 2006


Quand le doute affola de la funeste règle
Tel ancien rab, dada et plaie de mes vertiges,
Affiné d’ovuler sous les lambris sinistres
Il a plumé sa penne indubitable ego.

Pompe, à pièce d’abaque où, pour sabler messire 
S’enroulent dans leur feu des rinceaux byzantins,
Vous n'êtes qu'un dédain brodé par les systèmes
Au vu du retraité abat de son credo.

Oui, je connais que loin de ce noir, l’Univers 
Solde d'un lent à-coup le bizarre miracle, 
Sous les ans monstrueux qui le ternissent moi.

Le trajet à soi pair qu'il s’accuse ou réfute 
Tourne dans cet ahan des éclats abjects, çà !
Que c'est d'un signe en fable allongé le futur.


Le chaste, le tenace et le piquant ce jour
Va-t-il nous dédaigner avec un heurt d'élytre
Ce bac raide apraxieé que peuple sous le gel
L’argentin miroitier des succès qui filaient !

Un cyprin de jadis évoque que c'est lui
Majestueux mais qui sans pause se dédaigne
Pour ne pas posséder le rabais où croupir
Quand l’hibernation a lui de lassitude.

Tout son port secouera cette décrépitude
Par l’Univers prescrite à la volaille à rien,
Mais non l'effroi du coin où l’écriture est bue.

Revenant qu'à ce point sa fine coupe invite,
Il se fixe au délire austère de Maboul
Que revêt en le ban vide le Cymbalum.


Publiquement préviens le kamikaze bien
Brandon de renom, cru par abat-jour, rafale !
Ô éclat si au loin un grenat se prépare
A ne viser divin que mon parti crypté.

Quoi ! de tout cet abat pas même le débris
Se traîne, c’est la nuit, au doute qui nous boume
Sauf qu'un inconscient premier-né de tablée
Répand son carillon léthargique sans phare,

La garde si jamais le dadais la regarde
Ouï rare qui du dais abasourdi contrôle
Un soupçon d’enfantin record en t'en casquant

Avec classe quand sur les poufs tu le déplaces
Comme un heaume martial d'immunodépresseurs
Dont pour te dessiner il pendrait des saumons.


Ses sains ergots très grands dédaignant l’opéra,
La peur ce mâchefer, conserve, laminoir,
Nombre de rats du soir bradés par le Trésor
Que n’examine pas de cinéma limon

Sur les cover-girls, au living nu : zéro puant,
Retranché tanagra d’inassouvi vibrant,
(Car le Lynx alité suce des eaux au Su
Avec ce rare outil dont le Rien se salue).

Mais contre la mêlée au pôle nord, un vide
Périclite selon peut-être le cynique
Des lieutenants jetant flammes contre déesse,

Elle, daim dénudé en la psyché, au lieu
Que, dans le trou ferré par le décor, se noue
De science-fiction aussitôt le serein.


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