BERDAGUER & PÉJUS
 
Radiogramme une émission radiophonique du FRAC PACA diffusée au mois d'octobre 2003 sur radio Grenouille.
Entretien et réalisation : Vanina ANDRÉANI
Invités :
Christophe BERDAGUER et Marie PÉJUS

Depuis 1992, ce binôme développe une oeuvre atypique où l'architecture, la perception de l'espace extérieur ou psychique, les dysfonctionnements et pathologies liés à cette appréhension sont souvent questionnés. Une recherche fondée sur un point de jonction entre espace social et médical.

Extrait 1 En 1997 ils conçoivent leur premier travail en lien avec l'architecture : les maisons qui meurent - 1:54

Extrait 2 Selon les artistes, les maisons qui meurent existent. Les pavillons de banlieue bon marché dont les coûts de productions sont calculés au plus bas sont des habitats rapidement en péril. Ce projet exacerbe donc une réalité, l'amplifie. Il révèle aussi une méthode de travail particulière de collaboration avec des personnes extérieures au domaine artistique - 1:22

Extrait 3 En écho aux maisons qui meurent, BERDAGUER & PÉJUS ont poursuivi leur réflexion sur l'architecture à travers un projet de ville invisible - 2:50

Extrait 4 La ville hormonale propose un contrôle total des individus. Le programme scientifique conduit ici à la mise en place d'un pouvoir totalitaire où l'individu est nié au profit du biologique - 0:46

Extrait 5 Ce qui intéresse les artistes dans l'architecture utopique : sa dimension critique - 0:58

Extrait 6 Qu'apportent ces utopies architecturales dans le travail ? - 2:21

Extrait 7 Autre champ d'investigation : les pathologies, les dysfonctionnements neurologiques ou psychiques. Nous venons d'entendre une mise en musique de chants de malades souffrant de crises d'épilepsie. Cette maladie avait déjà en 1998 intéressé les artistes qui avaient installé à Marseille un dispositif intitulé la forêt épileptique - 5:13

Extrait 8 D'autres pathologies neurologiques ont intéressé les artistes : celles qui affectent et perturbent l'appréhension de l'espace - 3:25

Extrait 9 Pourquoi un tel intérêt pour ces pathologies neurologiques ? - 1:38

Extrait 10 Quelle a été la forme de représentation choisie pour ce projet ? - 0:54

Extrait 11 Si la question de la forme et de la représentation est essentielle pour ces artistes, elle n'est pourtant jamais figée. Les mêmes oeuvres peuvent apparaitre très différemment selon l'espace de présentation - 2:21

Extrait 12 Les paysages chimiques. À travers des reliefs artificiels sur lesquels les substances chimiques et médicamenteuses sont disposées, nous remettons en question la nécessité d'une architecture matérielle extérieure au corps, une dématérialisation de l'architecture remplacée par une urbanisation de nos gènes, neurones, organes.
En 2001 au FRAC, Christophe BERDAGUER et Marie PÉJUS ont proposé une version. Un espace baigné dans dans une couleur verte, des fumigènes, au sol une neige artificielle. Est-ce que le lieu d'exposition est déterminant pour concevoir l'oeuvre ? - 2:12

Extrait 13 Les solutions formelles souvent différentes pour les mêmes oeuvres révèlent aussi une attention particulière portée à la réalisation - 0:59

Extrait 14 Une oeuvre intitulée Black Bloc est caractéristique de cette méthode travail. En 2001, BERDAGUER & PÉJUS la conçoivent comme un rocher dont la surface exude un liquide dont les composants, vitamines A, amphétamines, lactate de soude, ont une action anxiogène sur l'organisme. Aujourd'hui les artistes travaillent sur ce même projet, qui se présente comme une véritable architecture - 4:00

Extrait 15 Black Bloc rejoint à la fois les questionnements et les recherches sur les pathologies et l'architecture - 2:49

Extrait 16 Autre champ d'investigation : la psychanalyse - 1:09

Extrait 17 Est-ce-que ça fonctionne ? De nombreux projets et oeuvres de BERDAGUER & PÉJUS reposent sur le principe de placebo - 1:04

Extrait 18 En 2002 à Lyon à la BF15, les deux artistes présentent la Traumathèque - 10:17